Liga: Qu’attendre de cette cuvée 2011/2012 ?

Même si le coup d’envoi n’est toujours pas fixé, la Liga ne devrait pas tarder à reprendre ses droits. En dépit de l’hégémonie catalane, qui sera fortement remise en cause par un Real Madrid aux crocs acérés, le championnat a encore du spectacle à revendre. C’est le moment de faire un tour d’horizon.

La course au titre, on la connait…

Tellement impressionnants depuis 3 saisons, le Barça et le Real mèneront à coup sûr la danse une nouvelle fois. On a pourtant envie, parfois, de voir d’autres équipes se mêler au titre mais les pires rivaux possèdent absolument tout : des talents en pleine bourre, des effectifs pléthoriques mais équilibrés, des capitaines en or, une constance dans les résultats, un jeu bien rodé et tant d’autres…
On l’a déjà dit, Barcelone a gonflé son banc avec un des joueurs de premier plan. Surtout, le succès acquis sans briller mais avec caractère en Super Copa (5-4) montre toute l’envie d’un groupe loin d’être rassasié de titre. Seul point d’interrogation : les pépins physiques de Puyol, capitaine à l’influence primordiale sur l équipe. Coté Real, si la défaite à mis un coup au moral des troupes (et sur l’image du club), force est de constater que la Maison Blanche a resserré l’écart avec les catalans. Déjà performant sur la durée l’an dernier, le Real est tout à fait capable de vaincre l’ennemi sur un match. Et donc de faire basculer la Liga, comme l’a fait le Barça en 2010.

Match pour le bronze : Villarreal et Valence dans le doute

Dans une économie espagnole qui vire au rouge, pas mal d’effectifs se doivent de vendre pour assainir leurs comptes. Delors, de grands talents ont du s’exiler : Villarreal a perdu deux champions du monde et autant d’élément clefs du système : La percussion de Santi et l’assurance de Joan Capdevilla seront difficile à remplacer. Si le jeune Oriol prétend être une belle relève pour le second, pas sur que Camunas face oublier la magie du premier. Seul Zapata (Udine/ 9M) vient garnir une défense un peu courte quantitativement. Défait surprise à Odense pour sa premièr sortie, sur une grossière erreur de Zapata justement, Villarreal avait manqué de banc pour conserver sa 3ème place et jouer sa carte à fond en E.L en 2010. Sans oublier que Nilmar et Rossi sont toujours dans le viseur de quelques écuries…

Le rival Valence lui, renforcé par le puissant Rami (Lille/6M), est en passe de perdre son Monsieur plus, le virtuose Mata. Si le départ ne comblera pas la dette de 500M du club, il laissera un trou béant dans l’animation offensive des Chè. Plutôt intelligent dans sa manière de gérer l’après « David », on ne sait pas trop si le club optera pour une solution interne. Les départs de Joaquin et Dominguez réduisent la marge de manœuvre, le nouvel arrivant, Piatti (Almeria/8M) semble être le remplaçant naturel, mais au registre différent de l’espagnol. Ce sont surtout les venues de deux joyaux que sont Parejo et Canales qui dessinent une nouvelle idée de jeu.

Les outsiders : avantage Seville ?

On retrouve une brochette de 3-4 clubs ici. Avec d’abord une équipe de l’Atlético en pleine mutation, certes affaiblie par les départ d’Aguero et surement de Forlan, mais aussi bien armée avec la venue du tigre Falcao (Porto/40M), du guerrier Gaby (Zaragoza/8M) et du magicien Arda (Galatasaray/ 12M). Encore en rodage, comme l’atteste la qualif’ obtenue en barrage de l’Europa League, la marge de progression semble importante et porteuse d’espoirs. L’inconnue demeure au niveau du poste de gardien : Joel est promis à un bel avenir mais parait un peu tendre. Espérons qu’Asenjo retrouve ses sensations après un prêt à Malaga gâché par une nouvelle et grave blessure.

Moins clinquant, le recrutement de Seville se veut intéressant. Le polyvalent et habile Trochowski entre parfaitement dans le jeu sevillan, alors que Spahic et le récent international Manu Del Moral sont de véritables valeurs ajoutées, pour un total modeste en sus (6M). Il ne faudra pas rater le départ ce coup-ci, mais des garçons comme Rakitic et Medel, qui ont transformé l’équipe à leur arrivées en décembre, seront là dès le début. Ca va compter.
On placera l’Espanyol et Bilbao ensuite. Avec un avantage aux Basques, renforcés par l’enfant du pays Ander (Zaragoza/8M). Ce talentueux meneur, champion d’Europe au Danemark, viendra élever un degré d’inspiration trop souvent dépendant de Muniain ou Javi Martinez. Pour les catalans, compétemment transparent après la trêve, le départ d’Osvaldo pèse lourd. Le goleador en moins, c’est toute l’attaque qui est enrhumée. Sans parler de la perte de Callejon, véritable accélérateur de jeu. Si le fantasque Albin est arrivé (Getafe/3M), le manque de poids offensif peut s’avérer préjudiciable. Le mercato n’est pas terminé, à l’Espanyol d’en profiter !

Qui pour se détacher ?

Parfois séduisantz en 1ere partie de saison, Osasuna avait complètement plongé ensuite, se battant même pour le maintien. Un chemin que connu Mallorca également. Les deux formations ne se sont presque pas renforcées, si ce n’est par des retours de prêts. Elles se sont mêmes affaiblies, avec les départs de Monreal (Malaga/6M), du baromètre Camunas (Villarreal/2,3M) ou encore Aranda (f.c/Levante) pour Pampelune, alors que Mallorca a perdu Webo et Ayoze notamment (f.c/Coruna) mais a réussie a attirer Calatayud ainsi que Chico, de retour après une saison blanche à Genes. Ca sent le ventre mou tout ca…

Levante, en dépit d’une seconde partie de saison canon, ne peut légitimement viser autre chose, la faute à l’exil de son meilleur joueur, Caicedo (Lokomotiv.M/7,5M) et à celui de son très bon technicien, Luis Garcia, parti sur le banc de Getafe.

On misera, justement, une pièce sur Getafe pour nous surprendre. Equipe absolument imprévisible l’année dernière, tantôt brillante tantôt déprimante. Malgré la perte de Dani Parejo, Manu del Moral et Albin, tous 3 de sacrés créateurs de jeu, le club de la banlieue de Madrid a encore fait marcher ses réseaux. Le retour du très bon Pedro Leon (prêt. Real Madrid) en est la preuve. L’expérimenté et sous-coté Juan Rodriguez (f.c/ Coruna) arrive pour prendre les reines du jeu, et aura pour mission d’alimenter Sarabia,le prometteur delantero débarqué du Real (3M) lui aussi. Trop rarement étanche la saison écoulée, la défense voit en Lopo le complément idéal à Cata Diaz pour former une charnière expérimenté et espérons le enfin solide.
Enfin, toujours joueuse, la Sociedad du nouvel entraineur français Montannier, peut s’appuyer sur un collectif huilé et où la venue de Carlos Vela (prêt/Arsenal) est censé apporter un peu de folie à une attaque souvent en panne l’année dernière. Avec Xabi Prieto à la baguette, et le faux-départ de Griezmann, la Sociedad peut largement viser la première moitié de tableau. A condition de ne pas accuser trop de blesser, l’effectif étant un peu court en quantité…

Un maintien acharné, une nouvelle fois ?

Sujet à une grosse bagarre l’année dernière, le maintien sera passionnant à n’en pas douter. Granada (renforcée par Mollo et surtout Carlos Martins, formidable milieu international portugais) et le Rayo (qui devra jongler avec ses problèmes financiers) paraissant assez faibles, 4 équipes devraient se battre pour se maintenir : le Betis d’abord, renforcé par les jeunes Montero et Matilla (Villarreal), l’équipe sera orpheline d’Emana, son capitaine et Monsieur à tout (bien) faire. Faire remonter le grand Betis en Primera pour ensuite partie en Arabie Saoudite, en voila un choix de carrière…

Vient ensuite, logiquement, Zaragoza. Pas mal sur le papier, elle dû lutter jusqu’au bout pour demeurer en Liga. Le pari maintien réussi par Aguirre, ce dernier va pouvoir s’appuyer sur le prêt d’Efrain Juarez (Celtic), l’actif milieu mexicain, et celui de Ruben Micael (Atlético), tous deux de très jolis coups ! Petite inconnue en revanche pour le retour de Roberto, complètement catastrophique au Benfica. Mais c’est bien évidemment les pertes du capitaine Gaby et de la perle Ander qui vont certainement peser lourd.

Sans éclats ni grandes frayeurs, le Racing continu son chemin en Liga mais perd le peu de superbe qu’elle avait avec les fins de prêt de Gio et Rosenberg, ainsi que le départ du généreux Lacen (Getafe).Enfin, le Sporting, au jeu plaisant, perd son précieux arrière gauche Angel, parti à la Roma contre 4,5M mais récupère le virevoltant Oscar Trejo du Rayo (1M), histoire de dynamiser un secteur offensive souvent en sommeil.

Et Malaga dans tout ca ?

Sujets de tous les regards, el nuevo Malaga sera une des attractions de cette Liga. Recrutement en masse, pas complètement déséquilibré, l’équipe se veut déjà bien rodée au vue des matchs amicaux. Pellegrini va devoir jouer de toute son expérience pour gérer les statuts des uns et des autres, avec l’objectif de venir titiller le top 4. Avec Santi Cazorla comme guide, Malaga espère déloger le Barça et le Real sur le long terme. Cela passe par de bon résultats, et assez rapidement…

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Vos réactions et commentaires

11 commentaires sur “Liga: Qu’attendre de cette cuvée 2011/2012 ?”
  1. globules dit :

    belle analyse . tu voulais dire le capital en or ou quoi . Parce que capitaine en or c’est un bizarre

  2. K1n0 dit :

    Moi je veux voir si le Real exploitera vraiment ses nouvelle recrue, comment le Barça va s’en sortir avec tout ces milieu de terrain et le manque de défenseur.

    Comment Malaga va gérer autant de changement et aussi l’AS Roma

  3. OpelMouton dit :

    sincèrement je vois le Barça tout raffler cette saison, quand il vont être aux point vs allez voir le fossé qu’il y a entre le Barça et le Real c’est une question de réglage . et ce dès le prochain classico .

  4. Bruno dit :

    @globules

    Non, non, je voulais bien dire capitaine en or. Exemplaires sur et en dehors des terrains. C’est une donnée importante car en Espagne le capitanat est quelque chose de spécial Le départ d’Emana par exemple a été très mal vécu au Betis, d’autant qu’il n’était pas espagnol. Donc quand je dit en or, c’est pour sous-entendre la « grande valeure » de tels membres.

    J’en profite pour accentuer mon pari sur Getafe, dont j’ai oublier de noter le retour de Guiza…

  5. bbb dit :

    « la défaite à mis un coup au moral des troupes (et sur l’image du club) » on voit que c’est un catalan qui a rédiger l »article, ou est la neutraliter…
    remarque complètement HS , surtout que le barca a bien salit son image aussi avec l’islammophobe, qui porte le nr7 au dos

  6. newaucun dit :

    Islamophobe :-D faut vraiment être… pour continuer de croire que c’est vrai alors que ca a été démenti par le concerné lui même faudrait arrêter de croire ce que l’on veut uniquement croire et de faire de la mémoire sélective ca pourrait poser probleme un jour

  7. FC Barcelona dit :

    bbb: Je doit te dire combien de fois que c’est un petit plaisantin qui s’est amuser a ecrir ça sur Twitter sous le nom de Mesut Özil? Ensuite Khedira a dementie ça te suffit pas comme preuve ça?
    Fazila: fais en un article sur ça parce que ça commence a m’enervé de voir ce genre de betises.
    bbb: »« la défaite à mis un coup au moral des troupes (et sur l’image du club) » on voit que c’est un catalan qui a rédiger l »article, ou est la neutraliter… » Ben pourtant c’est vrai, beaucoups de VRAI madridistas l’on signalés.

  8. rod dit :

    oui sa a été démentis effectivement, mais il n’empêche que Villa a quand même frapper Ozil, et on dirait qu’il va s en sortir… s en rien… alors que si ça avait était l inverse (ozil qui frappe villa) y aurait tout un battage médiatique visant a détruire l’image de Ozil, le faisant passer pour un boucher anti sportif.. La rien limite c’est tomber aux oubliettes..

  9. FC Barcelona dit :

    Fazila: Tu vas en faire un sur les propos de Özil et Khedira par rapport à ça?

  10. Fazila dit :

    En fin d’après-midi.

  11. FC Barcelona dit :

    Merci! :D


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