Analyse/Roja: Sur le terrain, tout va bien.

Depuis 2 ans, l’Espagne en match amical, c’est bien pourrie. L’Espagne en amical après une saison aussi riche et éprouvante, ce serait encore plus immonde. Mais l’Espagne en amical après une saison éprouvante et des tensions internes, autant dire qu’on s’attendait au pire.

Et pourtant, avec une équipe retouchée, sans Xavi (repos) et avec Iniesta et Torres sur le banc, l’Espagne rend une copie très propre et convaincante. Le marquis Del Bosque avait décidé (enfin !) de mettre sur le devant de la scène d’autres visages. Si Reina dans les cages n’est pas une surprise, revoir Santi Cazorla titulaire confirme bien que la pile de Villarreal est dans les petits papiers du coach pour longtemps, et c’est mérité. Son doublé du gauche, son activité, sa percussion et sa justesse dans les relais furent encore un régal. Surtout, il a ce truc, cette affinité technique avec David Silva qui a fait tourner en bourrique les USA. L’ailier de City, grand perdant de l’ère Del Bosque, a brillé de mille feux. Plutôt dans l’axe, il s’est baladé, créant sans arrêt des différences balle au pied, et distillant 2 passes décisives pour…Cazorla. Pour l’ancien de Valence, déjà auteur du but vainqueur contre la Colombie (1-0), cette rencontre n’avait rien d’amicale tant il a mis énormément de conviction dans tout ce qu’il a entrepris. Il vaut bien plus qu’un simple remplaçant.
Alignée dans le désormais classique 4-2-3-1, l’Espagne s’est évertuée à ajouter la manière contre des Américains très loin de leur réel niveau et devant composer sans Donovan. Le jeu penché clairement à droite côté Roja. Negredo en pointe, Villa retrouvé l’aile gauche alors que Silva et Santi préféraient combiner dans l’axe, laissant le champ à Ramos, encore roi dans son couloir. Une force sur les ailes qui permit de rapidement trouver des relais aux abords de la surface, comme l’atteste le but injustement refusé à Silva pour hors jeu (8’). Plus percutant et meilleur techniquement, la Roja n’allait pas être vernie avec les montants. Sur un ballon en cloche de Silva, Negredo piqué son ballon mais touché la barre (12’), ensuite Villa expédiait une merveille de frappe enroulée des 20m sur le montant gauche d’Howard (15’) mais Santi plaçait parfaitement la sienne dans la lucarne (25’). Sept petites minutes plus tard, Negredo grille encore la politesse à Onyewu sur un super ballon de Xabi, et ajuste Howard du gauche pour le break (32’). Et juste après la 1ère frappe dangereuse des USA par Rogers (hors cadre), Silva offrait donc le doublé à Santi, pour un ralenti du 1er but. Un match plié avec classe en 45 minutes donc.

Entre conviction, sérieux et découvertes

De retour des vestiaires, Bruno, Torres et Iniesta entrèrent au profit de Negredo, Busquets et Villa. Un schéma sensiblement différent s’offrait alors, avec Bruno dans un rôle similaire à celui occupé par Senna à l’Euro, à savoir une position très basse, près de sa charnière. En face, Clint Dempsey entra, offrant toute sa disponibilité et sa faculté d’élimination à son équipe mais sans trouver un avant centre capable de faire la diff’. Le jeune (18 ans) Aguledo est encore tendre et Altidore fut transparent. Ce léger mieux n’empêché pas Torres de toucher la barre encore une fois, bien servi par Xabi, rayonnant hier dans le jeu long. Peu après l’heure de jeu, Capdevilla remplaçait Ramos, faisant basculer le circuit préférentiel à gauche pendant que Mister-Prudence Arbeloa passe à droite avec autant d’assurance, comme souvent ces derniers temps en Seleccion. Autre changement, Borja Valero prit le relais de Silva, et célébra sa 1ere sélection en servant Torres en profondeur pour le 4ème but (72’). San Iker vient à son tour participer à la fête, célébrant au passage une date charnière dans sa carrière : il y a 11 ans, c’est Camacho qui le lançait dans le bain.
Pour ceux qui viennent à peine d’y tremper les crampons, les motifs de satisfactions sont nombreux. Buteur et généreux dans l’effort, Negredo a montré qu’il pouvait être une solution sur le court terme, sa combativité et son adresse n’étant plus à prouver. Il profite de la saison moyenne de Llorente pour se montrer et su saisir sa chance. Ce n’est pas sa première sélection, mais c’est peut être son vrai départ avec la Roja. Au milieu, Bruno a assuré sans se mouiller il est vrai. Une sélection qui récompense une très bonne saison, intervenant alors qu’il était moins bien ces derniers mois. Mais avec la méforme de Martinez, son pied gauche, son coffre et sa sobriété son des caractéristiques intéressantes. Son coéquipier Borja en possède aussi, dans un registre proche de Xavi, il a brillé cette saison alors qu’il restait sur deux exercices décevants. Son incorporation demande encore des réglages tactique logique, on l’a vu avoir un peu de mal a se situer par rapport à Iniesta ou Santi Cazorla, attirés par l’axe eux aussi.

Défait sur ce même terrain lors du Mondial 94 contre l’Italie (2-1), l’Espagne s’impose avec panache et prend une petite « revanche » sur sa défaite contre ces ricains en Coupe des Confédérations (2-0). Du jeu, de l’envie, des nouvelles têtes, un résultat positif. Autant d’ingrédients a remettre contre le Venezuela.

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Vos réactions et commentaires

4 commentaires sur “Analyse/Roja: Sur le terrain, tout va bien.”
  1. Fan-de-messi-supporter-du-barça dit :

    les états-unis avaient battu la roja par 2-0 et non 3-2 en 2009 ;)

  2. Fan-de-messi-supporter-du-barça dit :

    toujours pas corrigée ? :)

  3. Fazila dit :

    @Fan-de-Messi: Toujours pas et parce que je n’arrive pas à trouver où est donné le résultat =/

  4. Bruno dit :

    Oups, sacré erreur de ma part !!! C’est la tristesse de l’élimination qui m’a faussé !
    Merci Fazi au passage !!!


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